Notre Histoire

 

Sigalens...en résumé :

Sigalens est une commune rurale de 373 habitants, située en Gironde et en limite de Lot-et-Garonne.
Elle appartient au canton d'Auros et à la communauté de communes du Bazadais.
Le village résulte de l'union, en 1851, de quatre petites paroisses d'Aillas :
Sigalens, Aillas-le-Vieux, Glayroux et Montclaris.
Ce regroupement a doté la commune de trois églises et le patrimoine s'est depuis enrichi d'un ancien grenier à grains, parfois confondu avec un pigeonnier, situé au centre bourg.

Sigalens...en détail :

Un peu d’Histoire de Sigalens,
condensé des faits marquants

Cinq paroisses du Bazadais
Saint Sauveur de Meilhan (Lot-et-Garonne), Sigalens, Gleyroux,
Aillas-le-Vieux, Montclarits (Gironde).

 

 

Nos paroisses avant 1650


SIGALENS


Des documents forts anciens nous permettent d’établir que la paroisse de Sigalens était déjà organisée au XIIIè siècle. Les linguistes voient dans le nom même de « Sigalens » le passage des Alains dans notre pays. Ils donnent pour cela l’éthymologie latine : Situs Alanorum, que l’on trouve écrite, paraît-il, dans certaines chartes anciennes et qui se serait transformée en Sit. Alanus, et Sigalens (site des Alains). Nous rapportons cette opinion, à titre documentaire. (1)
Arnaud II, de l’illustre famille de Piis que nous retrouverons plus tard, avait été élu évêque de Bazas le 25 janvier 1219, mais il ne fut sacré qu’en 1221. Avant de mourir, il ordonna qu’on tint allumé, la nuit et le jour, devant le Saint-Sacrement un cierge ou une lampe, et il assigna à cette intention, en faveur de la fabrique de sa Cathédrale les trois quarts de la dîme de Sigalens le 14 février 1241. Cette mesure fut bientôt adoptée dans toutes les églises de son diocèse. Il mourut le lendemain de Sainte Catherine l’année suivante.
Quelques années plus tard, en 1283, la cure de Sigalens étant tombée vacante, Hugues de Rochefort, évêque de Bazas assigna ses revenus aux besoins de son église Cathédrale. De même, il donna la dîme de Cudos à l’un de ses archidiacres, et celle de Romestaing à un autre. Il mourut en 1294. (2)
Ici encore, à Sigalens, l’église a été changée de place : quelques documents, que nous étudierons plus tard, nous permettent de l’affirmer et d’ailleurs la tradition est unanime. Jusqu’en 1776, l’église et le cimetière de Sigalens étaient situés tout à fait à l’extrémité Sud de la paroisse, par delà le Lysos, à quelques centaines de mètres, au Sud-Est du moulin de la Verrière et à l’Ouest de Campin. Mais tandis que Campin se trouve sur les sommets ; « sur cette hauteur, disent les éthymologistes, où Genséric, roi des Huns, aurait établi son camp », l’église de Sigalens était tout en bas, dans l’étroite vallée du Lysos.
Nous ne pensons pas que les limites de cette paroisse aient jamais été modifiées, et alors vraisemblablement, elle correspondaient au territoire actuel de Sigalens proprement dit.

(1) Le Bazadais, par l’abbé O’Reilly, page 63.
(2) Le Bazadais, par l’abbé O’Reilly, page 63 et seq.


AILLAS-LE-VIEUX


Le nom d’Aillas aurait été formé par celui de son fondateur lui-même : Waillia ou Waillas, roi des Wisigoths qui fit construire un château et une ville entre Bazas et La Réole. Lorsque Charlemagne, en 777, partit pour son expédition contre les Sarrazins, il visita en passant les rives de la Garonne.
En compagnie d’Alcuin, son précepteur et de Richard, abbé de Fleury, l’empereur se rendit au Pagus Aillardensis (Bourg d’Aillas) : il fut charmé par la beauté de son site, et il ordonna à l’abbé de Fleury-sur-Loire d’y bâtir un couvent de Bénédictins, et il attribua au Prieur tout le Bourg et les lieux adjacentes, depuis le Lysos jusqu’au Dropt, avec droit de haute, moyenne et basse justice.

Aillas-le-Vieux faisait donc partie des des dépendances du Pagus Aillardensis que gouvernaient alors les moines du château des Squirs à La Réole. (1)
A part ces généralités, fort anciennes qui se rapportent bien à notre sujet, le plus ancien document très précis que nous avons pu consulter n’est autre que l’inscription qui se lit encore sur la cloche d’Aillas-le-Vieux ; la voici :
Jésuz Maria je suis fet lan mil cin cens seittante huit pour Saint Martin Daillats le vieux.
Cette inscription est en relief, en haut de la cloche, sur une ligne et demie, en magnifiques lettres gothiques, mais partiellement usées et rouillées par les intempéries. Sur un des côtés, se trouve une grande croix en bas relief ornée, elle aussi, de caractères gothiques. Curieuse coïncidence, qui doit bien avoir sa raison d’être, la cloche de la vieille église de Cocumont a été fondue la même année 1578, et présente la même inscription (à l’exception évidemment du nom de l’église et de quelques variantes d’orthographe). Elles portent l’une et l’autre les armoiries des Bourbons à trois fleurs de lys à l’extrémité des trois bras, de plus la nôtre comporte une fleur de lys seule au-dessous de chaque écusson (il n’y en a que deux à celle de Cocumont). M. Veilhon, dans son ouvrage sur Cocumont donne la reproduction de l’inscription et de la Croix, à la page 15 et nos lecteurs qui le possèdent feront bien de s’y reporter. (2)
Au sujet de l’inscription qui se trouve sur ces croix, nous avons consulté M. Brutails, archiviste départemental de la Gironde : il ne voit dans cet ensemble de lettres qu’un motif d’ornementation, sans aucune signification particulière, il prétend avoir relevé bien des fois des inscriptions analogues où les lettres de l’alphabet se suivent sans interruption de A à Z. Pour ce qui nous concerne, elles se lisent très nettement, de haut en bas, de A à P, inclusivement.
(1) Histoire de La Réole, par Gauban et Dupin
(2) Recherches sur Cocumont, par M. Alfred Veilhon, chez l’Auteur, à Cocumont (Lot-et-Garonne)

 

Fr. MAUR.


DATES MEMORABLES


1578
La cloche actuelle d’Aillas-le-Vieux fut fondue sur place, comme nous le relatons d’autre part.


1639
Au mois de Mai, Mgr Henri Litolphi Maroni, sacré évêque de Bazas le 8 juin 1634, faisait sa visite pastorale dans la contrée. Nous le trouvons à Auzac le 25 Mai, et à Sigalens le 29 Mai. Il visita Aillas-le-Vieux le 30 Mai et il visa les registres de cette paroisse qui comprenaient alors 24 feuillets et commençaient au 22 octobre de l’année 1628.

A. M. A. B. P. N° 102


1653
Les troubles de la Fronde eurent leur répercussion jusque chez nous, comme en font foi ces quelques lignes laconiques que laborie, curé de Saint Sauveur et desservant Aillas-le-Vieux écrivait dans les registres de cette dernière église avec la date d’Octobre 1653 : « Plusieurs ont été enterrés au cimetière d’Aillas-le-Vieux, où au devant de leurs maisons, sans m’appeler, pour ne trouver gens pour porter les corps, à cause des gens de guerre ou de la contagion ».
A. M. A. B. P. N° 102


1724
Délibération au sujet des chemins aboutissant à l’église. « Le sieur François Laulan de Luxe, ancien capitaine au régiment d’Auvergne, demande aux consuls et jurats de la dite paroisse assemblés devant l’église d’Aillas-le-Vieux, sous l’auvent, au son de la cloche, s’ils trouveraient leur profit et celui du public, à ce que les chemins qui sont dans ses appartenances et qui sont appelés les chemins de l’église soient déplacés à peu de distance, ce qui les rendra plus praticables ; l’un venant du Grand-Aillas et l’autre se continuant pour aller à Bruzes. Et quoique ce soit d’une grande dépense pour rendre le tout sec, il le fera volontiers pour le bien public. Les jurats d’un commun accord approuvent et consentent que le sieur de Luxe change les deux chemins, parce que c’est utile et avantageux pour l’église et ceux qui s’y rendent et ils consentent même que le sieur de Luxe se fasse autoriser par Nosseigneurs les Trésauriers de France du bureau de Bordeaux ... »

A. N. A.


1733
La tradition rapporte un miracle attribué à Notre-Dame d’Aillas-le-Vieux ; c’est l’histoire du navire suspendu dans notre église, qui a été racontée au chapitre premier.


1750
Les consuls et les principaux habitants de Sigalens appelés au son de la cloche se rassemblent sous l’auvent de l’église d’Aillas-le-Vieux. A la suite de l’ordonnance de Mgr Jean-Baptiste-Amédée Grégoire de Saint Sauveur, évêque de Bazas, datée du 9 septembre 1750, jour de sa visite pastorale, l’église de Sigalens se trouve interdite parce qu’elle est trop en désordre. La même ordonnance envoie le curé M. Philippe Dorignac pour faire les fonctions curiales à Aillas-le-Vieux et prescrit aux paroissiens d’aller y assister aux offices. Ils décident qu’il faut tâcher de faire lever l’interdit par intérêt pour le curé et ses paroissiens, en faisant les réparations nécessaires. Ils nomment à cet effet pour syndic Michel Laloubère pour l’espace de trois ans aus fins de percevoir tous les revenus
possibles et de les utiliser pour réparer l’église de Sigalens.

A. N. A.


1751
Les consuls et les principaux habitants de Sigalens se réunissent de nouveau sous l’auvent de l’église d’Aillas-le-Vieux après les vêpres de la Toussaint. Le 9 septembre 1750, comme nous l’avons dit, Mgr l’évêque de Bazas, en faisant sa visite pastorale a interdit leur église qui n’était pas convenable. « Ils votent pour faire les réparations 900 livres par an. Ils confirment la nomination de Michel Laloubère pour recueillir les fonds et diriger les travaux, évitant ainsi les gros bénéfices que se réservent les entrepreneurs. De plus les matériaux devront être transportés par les bouviers de la paroisse sans les payer ; le syndic pourra les mander chacun leur tour, ou même les contraindre en cas de refus. Lui seul à cause de ses peines en sera dispensé ; mais il devra rendre ses comptes à la fin des travaux et s’il y a de l’argent de reste, il sera consacré au payement de la taille » .

A. N. A.


1753
Accord entre Jean Jautard, Marie Tauzin, Jeanne Bentéjac et d’autres habitants d’Aillas-le-Vieux, d’une part, et le sieur Bernard Laujacq du Bousquet ... « Ce dernier ayant protesté contre les premiers, lesquels avaient passé le cadavre de Jean Bentéjac au travers d’une pièce labourable appelée au Treytin de les Tujettes ... ceux-ci soutenant qu’il était d’usage de passer sur la dite pièce les morts et les baptêmes pour aller à l’église d’Aillas-le-Vieux. »
Le sénéchal de Casteljaloux condamna le sieur Laujacq aux dépens et pour l’avenir, il fut convenut ce qui suit : « le passage prétendu sera pratiqué dans le bois appelé à les Tujettes ; ce sentier vient du côté des Tauzins qui est déjà frayé et qui sert pour l’utilité et le service de sa métairie. La dite Tauzin et les siens passeront dans le chemin de service qui est entre les deux pièces séparées par des haies différentes confrontant de toutes parts au dit Laujacq ; mais ils ne pourront passer en ce chemin et bois taillis que dans le cas de mort, baptème, épousailles, comme aussi pour aller et revenir de la dite église pour y faire leur salut et pour assister aux services divins. Ledit Laujacq sera tenu d’entretenir à perpétuité ce chemin afin qu’on puisse y passer lorsqu’il conviendra, pour porter
de grands et petits corps morts à l’église d’Aillas-le-Vieux, mais sans charette, ni boeufs ... »
A. N. A.


D’après cette description il semblerait que la pièce de terre en question, traversée par le convoi mortuaire est celle qui se trouve à l’est de l’église, à l’orée du bois, dans la direction du village de Réglat qui proviendrait précisément de la famille Laujacq et est actuellement la propriété de M. Firmin Duchamp, adjoint de la commune de Sigalens.


1752
En présence des principaux habitants de la paroisse réunis après les vêpres du 3 Mars sous le porche de l’église d’Aillas-le-Vieux, Joseph Cazenave le nouveau syndic expose ce qui suit en présence de M. Antoine Coullon, curé du Grand-Aillas et vicaire d’Aillas-le-Vieux et de M. Jean Pourteau, curé de Sigalens et desservant d’Aillas-le-Vieux : « Parmi les arbres qui entourent le cimetière, il en est onze qui par leur âge de plus de cent ans, sont à moitié secs et tombent en lambeaux. Il conviendrait de les vendre aux enchères et d’employer le produit à faire faire un mur pour clôturer le cimetière, à commencer du côté du couchant, tirant du côté nord. Ce qui resterait à murer, on pourrait y creuser un fossé et par ce moyen on éviterait l’entrée de toutes espèces de bêtes qu’on voit depuis longtemps fouller aux pieds les ossements des morts ... ». L’assemblée est de l’avis du syndic et on décide de vendre ainsi dix chênes et un ormeau marqués chacun de trois coups de serpe ... Cette vente sera annoncée par des affiches, qui seront placées à la porte de cette église et des églises du voisinage ...

A. N. M.


1782
Joseph Cazenave syndic de l’église d’Aillas-le-Vieux, autorisé par la délibération que nous venons de rapporter, procéda le 24 Mars 1782 à la vente aux enchères de onze pieds d’arbres du cimetière marqués de trois coups de serpe sur une mise à prix de 360 livres ... Ce fut le sieur Phélix Saint-Gès, bourgeois et négociant à Cocumont qui les obtint « à l’extinction d’une chandelle qui avait été à ces fins allumée » pour la somme de 450 livres.

A. N. M.


1800 An IX
Le 3 Frimaire (25 Novembre) on dresse à Aillas le tableau des églises qui doivent être conservées pour le culte : ce sont celles d’Aillas, Sigalens, Aillas-le-Vieux et Sendets. Devront être vendues ou aliénées celles de Berlin, Gleyroux et Montclaritz. Toutes ont besoin de promptes et urgentes réparations.
A. M. A.


A par celle de Berlin, toutes sont encore debout et il y a près d’un siècle et demi qu’elles furent
condamnées.


1806
Le Maire d’Aillas-le-Vieux envoie des experts à Aillas-le-Vieux pour évaluer l’église qui doit être démolie ... Elle est estimée 1436 livres. Le rapport ajoute que l’église serait très utile au culte vu la grande étendue de la succursale de Sigalens et dans le cas où le service divin y serait maintenu, le produit de la vente de l’église de Gleyroux suffirait pour la remettre en état ...

A. M. A.


1807
Le Maire d’Aillas informe les héritiers de Jean Superbie, charpentier à Blagnac, que leur père se rendit adjudicataire des travaux à faire à l’église d’Aillas-le-Vieux par acte du 15 Septembre 1782 ... que tous les travaux devaient être faits moyennant la somme de 2985 livres ... Il s’agit de savoir ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait pour vérifier où en sont les comptes ...

A. M. A.


1863
Séance orageuse au conseil de Fabrique de Sigalens : au début de cette séance le 18 Janvier, les
trois membres du conseil d’administration d’Aillas-le-Vieux se présentent pour donner leur démission,
mais ils refusent de laisser à M. Simon Fauché, alors curé de la paroisse, leur livre de comptes
qu’ils ne veulent remettre qu’à leurs successeurs ... On proteste, on riposte, on pose des conditions,
on les refuse ... Bref, la séance étant devenue impossible, est levée !

A. P. S.


1865
Bonne année pour notre église d’Aillas-le-Vieux : comme nous l’avons déjà dit, on fit bâtir le tombeau du maitre-autel et on acheta un autel tout neuf en bois pour la Madone. Il fallait un curé tout jeune et entreprenant pour cela. Quand il fut nommé à Sigalens en 1863, l’abbé Pierre Toulouse n’avait pas encore 30 ans ; il était né à Savignac, au diocèse d’Agen en 1834, il avait été ordonné en 1859 et après quelques années de vicariat, il arrivait plein d’entrain. C’est pour cela que peu d’années après son arrivée il put apporter à notre sanctuaire les précieuses améliorations que nous venons de citer. D’ailleurs, il ne négligeait pas la paroisse puisqu’il fit refondre la cloche de Sigalens qui fut livrée par le fondeur de Marmande le 12 Septembre 1866. Au début de 1869, il fut nommé curé de Fieux, au diocèse d’Agen et son successeur le fit revenir quelques mois après pour bénir la Croix de mission placée au devant de l’église de Sigalens où elle se voit encore. Il revint ensuite au diocèse de Bordeaux, devint curé d’Illac en 1884, puis d’Uzeste en 1891, mais dès l’année suivante, il se retirait à Savignac sa paroisse natale.

A. P. S.


1874
Le 12 Août Mgr François Roullet de la Bouillerie, archevèque de Perga, coadjuteur de S. E. le Cardinal Donnet, archevèque de Bordeaux, vint à Aillas-le-Vieux où il célébra la messe en plein air, tout près de l’antique église, au milieu d’une grande foule. M. l’abbé Labardin, alors séminariste, servait la messe. Il habitait à ce moment Cocumont, mais avait passé toute son enfance à Sigalens ; il devint par la suite archiprêtre de Tournon d’Agenais et chanoine honoraire d’Angers. Il prit sa retraite dans sa paroisse et y mourut en 1928.
A la messe pontificale un choeur nombreux de chanteuses soutenait les voix exercées de Mme Théobald de Castellane, de Mlle Cécile d’Anglade et de M. Olivier. La fanfare de Grignols était venue à cette occasion préter son gracieux concours. Le curé de Sigalens, qui était un orateur, M. Saint-Roch, rappela au coadjuteur les noms qui font encore honneur à ce petit coin du Bazadais : il parla d’Henri IV, il évoqua le souvenir des prélats qui avaient tenu jadis à visiter le pauvre sanctuaire ; la harangue se termina par une phrase qui n’était pas sans ambition : « ces murs, Monseigneur, sont habitués à la gloire, Votre Grandeur peut entrer ! ». Mgr de La Bouillerie développa la plus délicieuse homélie sur ce texte du cantique « In odorem unguentorum tuorum currimus », disant qu’il avait voulu chercher jusque dans la solitude de nos campagnes et presque jusque dans les ruines un autel qui voué à la Vierge Marie, lui parlât encore d’Elle.

A titre documentaire, mentionnons que la quête produisit 46 francs, les chaises 18 francs et que l’on trouva 16 francs dans le tronc.
M. Saint-Roch qui avait été nommé curé de Sigalens au mois de juin 1871 en partit au mois d’Août 1875 pour aller à Cazeaux, au doyenné de La Teste.

A. P. S. B. P. N° 104 et N° 161


1888

On fait refaire le lambris de l’église par M. Pierre Lassus, charpentier à Lagrave. Il eut soin de consigner ce fait par une inscription qui se lit encore sur le lambris à la tribune. On lui donna 470 francs pour le lambris, poses et fournitures comprises.

A. P. S.


1860-1894
Signalons certains achats faits pour l’église d’Aillas-le-Vieux à diverses époques : 1860, une petite cloche pour la messe, probablement celle qui nous sert encore ; 1870, la grosse serrure qui se voit à la porte de la sacristie coûta 1,40 ; 1872, on acheta un drap mortuaire en damas laine pour 30 francs et un ornement en velour noir pour 45 francs, ce dernier est encore à la sacristie et sert pour tous les jours ; 1880, on achète la chape noire et l’aspersoir, ce dernier a été remis en état en 1928, et c’était de grande nécessité ; enfin le joli drap mortuaire qui sert actuellement fut acheté en 1894 et coûta 65 francs. Puisque nous en somme aux articles mortuaires, mentionnons ici qu’on fit faire en 1928, par M. Marcel Cormarie, de Saint Sauveur deux rampes en bois pour mettre les cierges à
côté du cercueil et remplacer les antiques chandeliers hors d’usage ... C’est joli, commode et il y en a pour longtemps !


1920
Pour continuer une tradition si longue et si édifiante, M. l’abbé Maurice Expert, curé de Saint Sauveur au diocèse d’Agen, lorsqu’il fut chargé en Juin 1920 de desservir la paroisse de Sigalens au diocèse de Bordeaux, prit immédiatemment ses dispositions pour que fut dignement célébrée la « Dévotion « d’Aillas-le-Vieux. Il eut d’ailleurs l’avantage de trouver à son arrivée un sacristain très dévoué, en la personne de M. Adrien Méric ce qui lui facilita considérablement sa tâche. Les prédicateurs furent M. l’abbé Goulfié, alors vicaire de Casteljaloux et M. l’abbé Got curé de Saint Pardoux du Breuil.
Le succès inespéré de son premier appel fut tel que désormais toutes les audaces pouvaient lui être permises !


1922
Sur l’initiative de M. l’abbé Got, pélerin d’Aillas-le-Vieux, la procession qui se faisait, jadis par intermittence, à l’issue des Vêpres a été rétablie et obtient un vif succès. Prédicateurs : M. l’abbé Monnereau, curé de Fourques, ancien Missionnaire diocésain d’Agen et M. l’abbé Got, curé de Saint Pardoux. On est honoré de la présence de M. l’abbé Chabannes, ancien curé de la paroisse et d’une dizaine de confrères.


1923
S. E. le cardinal Andrieu, archevêque de Bordeaux a daigné approuver une prière spéciale et il accorde 100 jours d’indulgence à ceux qui la réciteront avec piété. Deux cantiques récemment composés sont chantés pour la première fois avec beaucoup d’entrain. On a fait exécuter une bannière neuve, comme nous l’expliquons ailleurs et elle est portée pour la première fois par les jeunes filles de Sigalens habillées de blanc. M. l’abbé Got, curé de Saint Pardoux, est venu en camion avec une cinquantaine de pélerins. Prédicateurs : M. l’abbé Darblade, curé d’Aillas, et M. l’abbé Lartigue, curé de Cocumont.


1924
Inauguration d’une plaque commémorative de la visite de Mgr de La Bouillerie à l’occasion du cinquantenaire. Prédicateurs : M. l’abbé Escudey, curé de Landiras et M. Teux, de Romestaing.
Notre journée est présidée par M. l’abbé Nonciet, curé doyen d’Auros.


1925
Des médailles à l’effigie de la Madone, avec, au revers, l’église d’Aillas-le-Vieux, viennent d’être frappées. Elles sont proposées pour la première fois et les pélerins en font une ample provision.
Prédicateur : M. l’abbé Lidon, curé archiprêtre de Meilhan, M. l’abbé Berteaux, curé de Marions, accompagne les morceaux populaires et chante magistralement divers cantiques de circonstance.

 

1932
Construction de la fontaine actuelle


1933
Visite de Msg Clerc-Renaud dont un tableau (du peintre Mazutti) dans le choeur, rapelle l’évênement.


1934
Fabrication des tableaux du choeur


1960
L’abbé Maurice Expert a pris sa retraite. L’église va vers son déclin.


1982
Suite à la visite de M. Armengaud, architecte des Bâtiments de France, l’église est fermée au public.


1983
Création de l’association « les Amis du Val du Lisos » dont le but est de sauver l’édifice.


1984
Les bénévoles démolissent le mur Sud et le rebâtissent.


1985
C’est au tour du mur Nord d’être refait.


1986
Mortier intérieur du choeur et de la sacristie.


1987
Démolition et reconstruction de la charpente et des murs de l’auvent.
Inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.


1988
Jointoiement du mur de l’auvent par les bénévoles, les murs Sud et Nord par l’entreprise Baillet.
Le clocher sera restauré dans le cours de l’année par l’atelier des Bâtiments de France.


1990
Construction des petites murettes à l’entrée du cimetière.
Jointoiement du mur pignon côté ouest.
Visite de Monseigneurs Eyt et Ricard, évêques de Bazas et cardinaux de Bordeaux.


LISTE DES TRAVAILLEURS BENEVOLES
BAILLET Michel
BALUTEAU André, Patrick, Aline
BARRADA Robert
BLOIS Raymond
CAMESCASSE Franck et Damien
CAZEMAJOU Claude
DARGUENCE Jacky
DESCLAUX Marie-Françoise et André
DUBAN Régis, Bernard, Eric
DUBOURG Jean, Alain
DUROUCHOUX François
GALISSAIRE Jean-Jacques
LAFARGUE Monique, Henri
LAPORTE Maryse, Christian
MARY Marc, Hervé, Christophe, Eric, Yannick
METAIREAU Andrée, Thierry, Sylvain, Claude
PERAUDEAU Claude
PEXOTO Dominique
PICOT Gaby
REGLAT Serge
SAUNIERE André, Emmanuel
TAUZIN Pierre
SUTEL Patrice
SAINT-MARC Clément


La robe de la Vierge a été réalisée par Mme Laporte Maryse, de Bazas.
Les broderies de cette robe, par Mme Daney Raymonde, de Meilhan.
Le vitrail de la nef a été rénové par Mme de Soza.
L’autel du choeur par Mme Lafargue Monique de Saint Sauveur, qui, en le décapant, a retrouvé
dans le panneau central un motif décoré à la feuille d’or.
L’autel de la Vierge (ancien autel de l’église de Gleyroux), par Mmes Cazemajou , Dubourg
et Martin .
Des subventions ont été accordées par le Conseil Général :
1985 : 23 000 F. et 1987 : 15 700 F.
En 1986, 25 000 F. ont été accordés par la Sauvegarde de l’Art Français.
En 1988, la D.G.E. a accordé 9 000 F.
Le premier prix du concours régional d’Aquitaine a été de 14 000 F.


DECOUVERTES AU COURS DES TRAVAUX
OBJETS ET CARACTERISTIQUES PARTICULIERES DE CONSTRUCTION


MUR SUD :
les fondations étaient très solides, et bâties au mortier de chaux. La partie restante du mur avait été
bâtie à une autre époque (mortier différent).
Dans ce mur, fut trouvé une pierre sculptée qui a disparu (il reste une photographie), ainsi que des
débris de croix XVIIè. La fenêtre était plus importante qu’il n’y parraissait. C’était une fenêtre à
meneau.
A trente centimètres du mur, à l’intérieur de l’église, et à trente centimètres de profondeur sous le
carrelage, un squelette d’adolescent : 142 cm de la tête aux chevilles (pieds manquants). 28 dents de
lait intactes avec, en dessous, 32 dents en formation.


MUR NORD :
presque pas de fondations. Elles se prolongeaient sous le carrelage. Il a été trouvé 16 pièces de
monnaies (la plus ancienne : un double tournoi datant de Louis XIII), dissimulées derrière un tronc
d’église.
La partie restante du mur était bâtie en terre végétale. On a retrouvé dans les fondations, un reste de
sarcophage mérovingien ainsi que le cintre d’une fenêtre romane.
En refaisant le mortier du choeur, un petit placard fut mis à jour dans la partie gauche.
Dans la partie droite, tout en haut, un morceau de plâtre portait la trace de 12 couches de peintures
différentes.
Vers le mur Nord, une meurtrière fut mise à jour et conservée. Ce mur est plus haut de 21 centimètres
que le mur Sud (sans doute pour contrebalancer le poids de la terre surélévée du mur Sud).


MUR DU GRAND AUVENT :
pas de fondation.
Découverte de trois squelettes qui indiquerait que l’auvent a été bâti bien après l’église, à l’emplacement
du cimetière.
Par contre, pour le petit auvent : fondations très solides et très profondes.
Dans le mur il a été trouvé un reste de chapiteau romain et plusieurs pierres sculptées en forme de
feuillage.